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QUIZZ - RÉPONSE - Il frappe de la monnaie

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Chaque peuple gaulois émet sa propre monnaie de façon indépendante et spécifique. Les monnaies des Arvernes ne ressemblent pas à celles des Eduens (en Bourgogne) ou des Bituriges (dans le Berry). Ces monnaies peuvent être purement symboliques ou comprendre également une inscription évoquant un peuple ou un chef.

La technique de frappe monétaire est simple. Les deux faces de la monnaie sont gravées «   en miroir   » sur deux cylindres métalliques appelés «   coins   ». L’un des deux coins est dormant, c’est-à-dire fixe (fiché dans une pièce de bois par exemple), l’autre est mobile, actionné par l’artisan. Celui-ci place un «   flan   », une rondelle de métal vierge du diamètre correspondant à la pièce à réaliser, sur le coin dormant. Il positionne le coin mobile sur la rondelle de métal de manière à la tenir « en sandwich » entre les deux coins, puis frappe fortement le coin mobile à l’aide d’un maillet. Le motif est alors « imprimé » dans la rondelle qui devient une pièce de monnaie.

Seuls les chefs les plus puissants émettent un monnayage associant à la fois symboles et inscription pour porter un message de propagande. Le plus souvent en bronze, plus rarement en argent ou en or, elles évoquent des chefs tels Atavit, Pictilos, Adcanaunos, Epomeduos, Motvidiaca, Vercassivelaunos, ou Vercingétorix.

A Gergovie, les plus nombreuses sont légendées «   EPAD   » et figurent un guerrier équipé à la romaine. Elles ont été émises par le chef Epadnactos, qualifié par César de «   fidèle allié de Rome   », et sont copiées sur des monnaies romaines. Cela traduit l’assimilation rapide des Arvernes, dès la fin de la guerre des Gaules, à la sphère économique et politique du vainqueur.
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Les deux premières photos viennent du site des Ambiani, la dernière du site de Gaulois d'Esse.